Cameroun : le numérique au service de la gestion des ressources forestières

La forêt du bassin du Congo est le deuxième massif forestier tropical après la forêt amazonienne. Au regard de l’énorme perte du couvert forestier qu’a connu l’Amazonie en 2019, il est important pour les pays du Bassin du Congo à l’instar du Cameroun de veiller à la sauvegarde de cet important bassin forestier. De ce fait, il existe de nos jours de nombreux outils numériques pouvant contribuer significativement à la gestion durable des forêts.

Importance du suivi numérique du couvert forestier

Les forêts camerounaises subissent de nombreuses pressions dues principalement aux enjeux économiques et sociaux. En effet, à travers l’urbanisation, l’aménagement des infrastructures, l’exploitation minière, l’agriculture (commerciale et de subsidence), l’exploitation forestière et l’utilisation du bois de chauffe, une énorme pression est exercée au quotidien de façon légale ou non sur les ressources forestières camerounaises. Pourtant, ces forêts sont d’une importance capitale non seulement pour les populations et la biodiversité qu’elles abritent mais aussi pour la planète entière surtout à cette époque ou le réchauffement climatique se fait de plus en plus ressentir. D’ou la nécessité de mieux les gérer. Pour ce faire il est impératif d’avoir des données réels, ponctuelles et accessibles sur les forêts Camerounaises et c’est cela qu’offre la technologie numérique.

Atlas forestier du Cameroun : l’accès libre et rapide en ligne aux données forestières du Cameroun

Avec l’appui technique du WRI et la participation des organisations de la société civile, le Cameroun à travers le MINFOF développé l’Atlas forestier interactif du Cameroun il y a quelques années. Ce dernier est disponible en ligne et accessible en un clic. Il permet un accès rapide à une diversité d’informations relatives à la forêt notamment les informations détaillées concernant l’attribution des terres, les forêts communautaires et communales, les aires protégées. A titre d’exemple, en ce qui concerne l’exploitation forestière légale, cet Atlas permet d’avoir des informations sur l’attribution des ventes de coupe notamment le nom de la structure en charge de l’exploitation, la superficie et la localisation  de l’exploitation. Il est nécessaire de souligner ici qu’il est aussi possible de télécharger des documents juridiques relatifs à ces exploitations.

aperçu de l’atlas forestier du Cameroun à travers un smartphone (Martine NDO)

Forest Watcher : l’application mobile de surveillance de l’évolution du couvert forestier

À partir d’un smartphone, il est possible d’effectuer la surveillance dynamique de l’évolution du couvert forestier, il suffit d’installer l’application « Forest Watcher » téléchargeable gratuitement sur playstore. Cette application permet à n’importe quel individu en possession d’un appareil mobile d’avoir accès facilement aux données sur les modifications du couvert forestier d’une part et de lancer des alertes s’il constate des événements tels que les feux de brousse pouvant conduire à une régression du couvert forestier.

Cette application est un outil important d’aide à la décision, car elle permet d’identifier rapidement des zones et des problèmes qu’on peut y rencontrer afin de programmer des descentes sur le terrain.

Avec « Forest Watcher » l’évolution temporelle du couvert forestier peut aussi être analysée. Ainsi, étant à Yaoundé, il est possible de comparer la superficie Forestière à Zoetele e entre 2000 et 2008 et de programmer une descente dans cette zone afin d’en connaître les causes.

En plus des deux outils susprésentés, de nombreux autres outils numériques permettent une gestion inclusive et durable des forêts existent. Si vous testez celles qui sont présentées dans cet article, nous serons ravis d’avoir votre partage retour en commentaire.

Martine NDO

1 thought on “Cameroun : le numérique au service de la gestion des ressources forestières”

  • Les activites tertiaires (services) contribuent egalement a exploiter indirectement des ressources naturelles, a travers les transports, l energie mais aussi les materiaux de construction.

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